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  • Photo du rédacteurLaura Tridoux

Sarah : “Écrire pour se souvenir : quand la maternité encourage à tout noter”

Dernière mise à jour : 12 mai 2023

L'écriture. Coucher sur papier les émotions, les pensées, les anecdotes. Écrire pour s'évader. Écrire pour se souvenir. Écrire pour se libérer. L'écriture a toujours fait partie de ma vie. Le bonheur, la tristesse, les paysages ou mon entourage sont toujours sources d'inspiration et un prétexte pour écrire. Un point commun que nous partageons avec Sarah, la co-fondatrice de "Écris-moi un souvenir", maman depuis 9 mois, et une femme que j'admire pour sa plume. Elle a accepté de nous livrer son témoignage, aussi prenant que bouleversant d'émotions.


9 mai 2023


Ce matin, j'ouvre mon armoire et en sors mon tee-shirt préféré. Précisément celui que j'ai enfilé les yeux fermés et les joues rouges, le 8 août 2022 à 22h30. "C'est pas la mère à boire", mon TajineBanane préféré et son trait d'humour entre deux contractions.


J'ai un souvenir sublime, détaillé et pourtant légèrement flou de mon accouchement du 9 août, il y a aujourd'hui 9 mois jour pour jour.


9 mois dedans, 9 mois dehors en ce 9 mai pour mon Noah. 18 mois à penser à lui tous les jours et à l'aimer de toute ma peau, à chaque pulsation de coeur.




Dès la découverte de ma grossesse avec son papa, Cédric, en décembre 2021, nous avons choisi d’écrire nos pensées à notre bébé. J'aime beaucoup les symboles et j'ai choisi le cahier offert par mes amies à mon EVJF, un an et demi plus tôt, pour noter nos souvenirs. Un cahier qui me rappelait un moment doux et joyeux, cahier que je donnerai dans quelques années à mon fils. Un fil rouge de bonheur.


Ce n'est pas facile d'écrire à son enfant, on ne le connaît pas vraiment, même si bien sûr il y a cette sensation qu’il est là depuis toujours. De notre côté, nous ne souhaitions pas connaître le sexe avant la naissance donc nous avions encore moins de points de repères.

Et pourtant nous lui avons écrit - plusieurs fois par semaine - pour lui raconter les rendez-vous médicaux et échographies, notre impatience de le rencontrer lui et ses 3 kilos, notre quotidien - pour qu'il commence à s'habituer à notre famille et puis bien sûr, toutes nos émotions en vrac.


Lui écrire régulièrement était un moyen de passer du temps avec lui, de penser à lui profondément. J'espère que nous prendrons ce même temps pour un deuxième bébé plus tard car je sais que tout va plus vite pour le deuxième.


Ce cahier, ce lien, c'est aussi un moyen de ne pas oublier. Écrire pour se souvenir, écrire pour se rappeler.

J'en parle régulièrement avec des amies jeunes mamans : on se souvient de tout mais parfois de manière un peu lointaine, comme si on avait assisté à la scène de l'extérieur. Alors - plus que jamais - je comprends l'importance de l'écriture : une trace du passé à transmettre dans le futur. Parfois, à se transmettre à soi-même.


Noah est né le jour de la Saint-Amour. Pour une passionnée de dates et de symboles, ça ne pouvait pas mieux tomber. Le cahier n'était pas terminé à sa naissance et nous avions désormais encore plus de beaux souvenirs à lui écrire mais Noah a passé les premiers mois de sa vie sur moi, à téter et dormir contre mon sein des heures durant.

Et je l'avoue : j'ai lâché le carnet. Par manque de temps et de mains disponibles.


Il trône toujours sur mon bureau, 9 mois après mais je n'ai pas écrit une ligne. Pas une. Alors que j'ai tant à lui dire, tant d'instants que j'ai envie de partager avec son "lui" plus grand. Tant d'instants que j'ai envie moi-même de pouvoir relire.


J'ai pris des notes sur mon téléphone, inscrit les dates des "premières fois" - et il y a tant de "premières fois" -, fait des listes à rallonge de ce qu'il aime manger, des syllabes qu'il prononce, de son rythme de sommeil, de ses jouets préférés à la crèche... Que des faits, tapés rapidement sur mon écran pendant ses micro-siestes. Un brouillon pour plus tard.


9 mois après, je me sens prête à reprendre ce temps si précieux. Écrire pour l'avenir et pour le plaisir surtout. Pour sourire en me remémorant ses premières petites bêtises, son premier "maman” et coucher surtout sur papier mes émotions.

Être mère. L'amour et les angoisses mêlées, la joie immense et le manque de sommeil, l’absence de temps pour soi et puis la vie à travers ses yeux. Je me souviens des faits mais j'ai peur d'oublier le reste : les battements sous la poitrine, sa main chaude sur ma peau pendant les tétées et ses yeux bleus plantés dans les miens, le fait de me sentir invincible et ce petit picotement brûlant quand j'entre dans sa chambre le matin et qu'il me sourit. Les sensations.


Il y a tant à écrire, tant à lui dire.

En décembre, alors qu'il avait à peine 4 mois, j'ai senti cette urgence. D'écrire, de transmettre, de capturer les souvenirs. C'est ainsi qu'est né Écris-moi un souvenir : l'envie de prendre le temps d'écrire - pour moi et pour les autres.


Écris-moi un souvenir, ce sont des nouvelles de fiction uniques et personnalisées, basées sur vos souvenirs et anecdotes. Je m'en inspire pour vous écrire un récit poétique et un brin magique, inspiré d'une histoire vraie : la vôtre.


C'est au moment de préparer nos albums photos à offrir à Noël à nos familles que j'ai pris conscience de ce qui comptait réellement : les souvenirs, capturés par des images ou des mots. Et que j’ai souhaité, avec Cédric, à mon tour accompagner celles et ceux qui veulent s’accrocher aux jolis moments de la vie, les ranger dans une boîte aux trésors à ouvrir les jours gris. Et puis les autres jours aussi.


Avec Laura, cela a été comme une évidence : vous proposer un atelier d’écriture pour que vous puissiez à votre tour écrire à votre enfant, penser à lui différemment, lui raconter votre journée, vos sentiments. Il y a les anecdotes dont on se souviendra pour toujours et que l’on racontera - parfois trop souvent - aux repas de famille, et puis il y a les autres, les petites éclaboussures de la vie que l’on oublie rapidement alors qu’elles nous procurent tant de joie.


Pour Noah, je reprends mon cahier entamé pendant la grossesse.

Pour Écris-moi un souvenir, j’invente pour vous des nouvelles de fiction basées sur les moments qui ont vraiment compté pour vous.


Pour vous, avec Laura, nous proposons un atelier pour que vous aussi vous puissiez écrire, que vous preniez le temps de le faire et que vous trouviez ce que vous souhaitez dire à votre (futur) enfant et comment le lui dire. Rendez-vous le mardi 20 juin de 20h à 21h30 (en visio). On a hâte.

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